Page d'archive 3

Nausicaa (épisode 6)

 

 

Nausicaa (épisode 6) HPIM2892-768x248

 

 

Les deux mains jointes de la jeune femme font à Nausicaa comme un oreiller de chair derrière sa tête et le flot sombre et emmêlé de ses cheveux. Ses yeux sont clos ou voient un autre monde, peut-être celui du songe qu’elle a fait une nuit, quelques semaines plus tôt, durant lequel un étranger qui avait le même visage d’ambre sortait des flots de Xerie, sa planète natale, et lui faisait l’amour.

Imitant cette prémonition qui se rappelle à sa conscience au fur et à mesure que la chaleur monte de son sexe à son ventre, à ses épaules, à sa nuque, elle offre au regard et à la bouche de cet amant devenu réel sa gorge, ses aisselles, les aréoles de ses seins pâles, les ourlets humides de ses lèvres, d’un rose pâle et entrouvert, elle offre à ses mains qui la serrent de plus en plus fortement ses reins qui ondulent et l’accompagnent, et à ses oreilles, les mêmes murmures inspirés par des dieux inconnus …

Dans son rêve, après l’avoir prise, l’homme l’abandonnait nue sur la grève battue d’écume, et son corps étanché était couvert de sable et de sel.

 

 

δεκάτῃ δέ με νυκτὶ μελαίνῃ νῆσον ἐς Ὠγυγίην πέλασαν θεοί, ἔνθα Καλυψὼ ναίει ἐυπλόκαμος, δεινὴ θεός, ἥ με λαβοῦσα ἐνδυκέως ἐφίλει τε καὶ ἔτρεφεν ἠδὲ ἔφασκε θήσειν ἀθάνατον καὶ ἀγήραον ἤματα πάντα·ἀλλ᾽ ἐμὸν οὔ ποτε θυμὸν ἐνὶ στήθεσσιν ἔπειθεν. Ἔνθα μὲν ἑπτάετες μένον ἔμπεδον, εἵματα δ᾽ αἰεὶ δάκρυσι δεύεσκον, τά μοι ἄμβροτα δῶκε Καλυψώ·ἀλλ᾽ ὅτε δὴ ὀγδόατόν μοι ἐπιπλόμενον ἔτος ἦλθεν, καὶ τότε δή μ᾽ ἐκέλευσεν ἐποτρύνουσα νέεσθαι Ζηνὸς ὑπ᾽ ἀγγελίης, ἢ καὶ νόος ἐτράπετ᾽ αὐτῆς. Πέμπε δ᾽ ἐπὶ σχεδίης πολυδέσμου, πολλὰ δ᾽ ἔδωκε, σῖτον καὶ μέθυ ἡδύ, καὶ ἄμβροτα εἵματα ἕσσεν, οὖρον δὲ προέηκεν ἀπήμονά τε λιαρόν τε. Ἑπτὰ δὲ καὶ δέκα μὲν πλέον ἤματα ποντοπορεύων, ὀκτωκαιδεκάτῃ δ᾽ ἐφάνη ὄρεα σκιόεντα γαίης ὑμετέρης, γήθησε δέ μοι φίλον ἦτορ δυσμόρῳ· ἦ γὰρ ἔμελλον ἔτι ξυνέσεσθαι ὀιζυῖ πολλῇ, τήν μοι ἐπῶρσε Ποσειδάων ἐνοσίχθων, ὅς μοι ἐφορμήσας ἀνέμους κατέδησε κέλευθον, ὤρινεν δὲ θάλασσαν ἀθέσφατον, οὐδέ τι κῦμα εἴα ἐπὶ σχεδίης ἁδινὰ στενάχοντα φέρεσθαι. Τὴν μὲν ἔπειτα θύελλα διεσκέδασ᾽· αὐτὰρ ἐγώ γε νηχόμενος τόδε λαῖτμα διέτμαγον, ὄφρα με γαίῃ ὑμετέρῃ ἐπέλασσε φέρων ἄνεμός τε καὶ ὕδωρ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nausicaa (épisode 5)

 

Nausicaa (épisode 5) 0031-e1345580051733

L'Offrande de la Terre, Manessier, 1961-1962

 

-         De quoi rêves-tu, Ulysse ? Tu as l’air si songeur ces derniers jours. J’ai le sentiment qu’Aquarius devient trop petit pour toi.

Nausicaa prend la main de l’homme dans la sienne. Ulysse ne répond pas. Ils marchent ainsi silencieusement quelques minutes, traversant les couloirs animés de la station.

-         Pardonne-moi Nausicaa. Tu as tant fait pour moi. Je rêve, c’est vrai. Je rêve d’un monde qui n’est pas ce monde.

-         Il n’y a qu’un monde, Ulysse.

-         Tu te trompes. N’as-tu jamais entendu parler du Styx ?

-         Le Styx ? Un chant ancien, il me semble, hésite la jeune femme.

-         Le Styx est plus qu’un chant ancien. Le Styx est la Grande Confluence. Une intersection, une porte vers d’autres branes, vers d’autres univers, d’autres mondes que celui-ci. Tel est le rêve que je poursuis depuis la fin de la guerre, depuis que j’ai quitté la Terre, en fait.

Nausicaa détourne son regard de celui de son compagnon. Elle observe un instant le gigantesque hologramme de la Voie Lactée qui, émanant du sol de la grande bibliothèque qu’ils traversent alors tous deux, tourne sur lui-même avec lenteur. Elle approche sa main, dont les doigts fins et blancs traversent tout au bord de l’image un millier de poussières de lumière, à l’extrémité du bras du Cygne.

-         Voyager d’une brane à l’autre… c’est… impossible… Comment ? Et quand bien même un point de confluence serait imaginable, où le trouveras-tu ? Comment… le traverser ?

-         Nous l’avions presque détecté, au cœur même de la Voie Lactée, il y a sept ans, avant l’abordage de l‘Eole. Un passage. C’est là que je dois retourner.

Nausicaa observe le cœur de l’hologramme, une nuée lumineuse, indistincte, inaccessible.

-         C’est de la folie ! Il n’y a qu’une singularité au centre de la galaxie. Un trou noir, rien d’autre, un au-delà immesurable où rien n’existe plus. C’est la mort que tu trouveras là-bas.

-         Je n’ai aucune intention de mourir, Nausicaa …

-         Et moi, je ne veux pas te perdre.

 

 

 

 

 

 

 

Nausicaa (épisode 4)

 

Nausicaa (épisode 4) iliade1-e1345469171330

 

-         Tu as fait la guerre ?

-         Le regard de l’homme s’est alors assombri. Il a semblé se perdre un instant, ses yeux ont cherché un ailleurs, puis se sont arrêtés sur ceux de Nausicaa, se ressourçant à leurs eaux bleues.

-           La guerre. J’aimerais l’oublier. Oui, j’ai fait la guerre, comme beaucoup d’hommes de ma génération maudite. Lors de la grande extension, la république s’est frottée d’un peu trop près aux shkars. Enfin, c’est une histoire connue, et il n’y a pas grand-chose à en dire. Ces vermines sont ce que les dieux ont engendré de plus consternant dans tout le grouillement de l’univers ! Je me suis trouvé mêlé à tout ce chaos, mais c’est déjà un autre temps. Tu devrais penser à autre chose.

- Mon père a participé à cette guerre. Il n’en parlait presque jamais, mais je l’entendais parfois murmurer à ma mère qu’il avait vu le pire, et son visage, alors, son visage paraissait déformé par l’effroi. Le pire, c’est tout ce qu’il en disait. Tu as du beaucoup souffrir, Ulysse. Je ne t’imagine pas en guerrier, tu devais être si jeune, encore.

-          J’étais bien jeune, en effet. Mais cette guerre fut longue ; j’ai vieilli vite. Et je ne suis pas fier de l’homme qu’elle m’a fait devenir… Tu m’imagines meilleur que je ne suis, Nausicaa, je le vois bien. Je ne vaux peut-être pas l’attention que tu me portes.

-                  Ne parle pas ainsi, Ulysse, murmure la jeune femme. Cela fait plusieurs semaines, maintenant… je me sens bien auprès de toi, le reste a finalement peu d’importance. Je ne devrais pas te dire ça, mais je remercie les dieux, parce qu’ils ont voulu que nos routes se rejoignent.

-                  Les dieux, je ne sais pas. La guerre était finie, nous étions sur le chemin du retour quand l’Eole a été pris en chasse dans l’amas des Arches. Nous avons été abordés par cette… chose. Je préfère ne rien dire de ce cauchemar, personne de sensé ne me croirait, mais je ne vois pas les dieux ainsi. Alors les dieux… Je ne crois pas aux dieux. Mais peut-être, après tout. Ce dont je suis sûr, c’est que tout mon équipage a péri. J’ai dérivé jusqu’à trouver une planète habitable. Un monde perdu, dont je suis resté captif. Là encore, j’ai plutôt l’impression d’un songe… Il m’a fallu sept ans. Sept ans pour réparer l’Eole, et repartir. La route dont tu parles a été bien étrange. Et mon vaisseau n’a malheureusement pas tenu bien longtemps. Je n’avais plus d’énergie, de nourriture, presque plus d’oxygène… mais tu connais la suite, c’est alors que les patrouilleurs d’Aquarius m’ont repêché.

 

« Qui es-tu étranger ? De quel monde viens-tu donc ? Et qui t’a vêtu ainsi ? Tu dis qu’après avoir longtemps dérivé sur la mer, la tempête t’a jeté sur ce rivage ? »

Ulysse, prudemment, répond:

« Il m’est difficile de te raconter tous mes malheurs ; car les immortels m’ont poursuivi sans relâche. Mais je vais te répondre, cependant. — Au loin dans la mer s’élève l’île d’Ogygie où vit la troublante Calypso, l’atlante aux cheveux magnifiques, crainte par les hommes et les dieux.

J’ai été conduit en sa demeure et suis devenu son captif, après qu’une foudre éclatante eut fait disparaître mon navire au plus profond de la mer ténébreuse.

Mes compagnons sont tous morts. Pendant neuf jours, je me suis accroché à la carène de mon vaisseau, que ballottaient les flots. Le dixième jour, par une nuit obscure, les dieux m’ont poussé vers les rivages d’Ogygie. Calypso m’y a accueilli avec empressement, me comblant de ses caresses. Elle m’a soigné, et m’a promis l’immortalité si je restais auprès d’elle. Mais j’ai refusé cette servitude. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nausicaa (épisode 3)

 

Nausicaa (épisode 3) space-walk-991_6402

 

Nausicaa observe un instant par le hublot de quartz modifié de sa cabine l’étoile miniature qui, d’un ciel noir et lointain, éclaire misérablement la station endormie. Son patient l’obsède. Il ne présente aucun symptôme particulier, en dehors de la trace déjà ancienne d’une sale blessure sur le côté et ce voile amnésique qui, progressivement, se déchire et révèle une personnalité marquée par les guerres interstellaires et les voyages. Le rescapé s’est peu à peu livré à elle, sa guérisseuse, plutôt qu’aux autorités d’Aquarius, envers qui il ne nourrit qu’une confiance limitée. Elle voit de quelle manière il la regarde, et cette manière, pas insistante mais profonde, la trouble au plus profond d’elle-même.

-         Tu es bien loin de la Terre, Ulysse, lui a-t-elle demandé, une fois qu’il fut guéri et qu’ils ont commencé à se voir, passant de plus en plus de temps dans les jardins artificiels de la station. Qu’est ce qui a pu t’amener à cet endroit de la galaxie ? Aquarius est un stelloport-frontière. Il n’y a rien de connu au-delà de ce système.

-         J’ai quitté la Terre il y a longtemps, sur l’Eole, le même vaisseau qui m’a tant bien que mal conduit ici. C’était il y a vingt ans de cela. Je trouvais le système solaire trop petit, je ne pensais qu’à voyager… Puis, il y a eu la guerre.

 

 

Nausicaa (épisode 2)

 

Nausicaa (épisode 2) chani

 

La clinicienne se penche vers lui, vérifie les données qui défilent silencieusement sur le scanner, lui sourit. Ses lèvres révèlent alors la nacre discrète des dents. L’homme peut sentir son souffle, léger, presque parfumé. Il se demande s’il rêve encore.

-          Nous avons simplement besoin de vous identifier, reprend la jeune femme d’une voix douce. Vous ne portiez pas… d’identificateur… Vous rappelez-vous votre nom ?

-          Etes-vous … terrienne ?

-          Terrienne, non. Je suis vaaxienne. Mais humaine, tout comme vous, sans aucun doute. Je suis le médecin en chef d’Aquarius, mais ici, tout le monde m’appelle Nausicaa. Vous venez donc … de la Terre, c’est bien ça ?

-          La Terre… Elle me paraît si loin à présent, souffle le naufragé.

-          Vous souvenez vous de votre nom ? Nous avons besoin de vous identifier.

-          Mon nom…. Je me souviens … Ulysse… Mon nom est Ulysse.


 

Ξεῖνε, τὸ μέν σε πρῶτον ἐγὼν εἰρήσομαι αὐτή· Τίς πόθεν εἰς ἀνδρῶν; τίς τοι τάδε εἵματ᾽ ἔδωκεν; Οὐ δὴ φῆς ἐπὶ πόντον ἀλώμενος ἐνθάδ᾽ ἱκέσθαι; » Τὴν δ᾽ ἀπαμειβόμενος προσέφη πολύμητις Ὀδυσσεύς· Ἀργαλέον, βασίλεια, διηνεκέως ἀγορεῦσαι κήδε᾽, ἐπεί μοι πολλὰ δόσαν θεοὶ Οὐρανίωνες· τοῦτο δέ τοι ἐρέω ὅ μ᾽ ἀνείρεαι ἠδὲ μεταλλᾷς. Ὠγυγίη τις νῆσος ἀπόπροθεν εἰν ἁλὶ κεῖται· ἔνθα μὲν Ἄτλαντος θυγάτηρ, δολόεσσα Καλυψὼ ναίει ἐυπλόκαμος, δεινὴ θεός·οὐδέ τις αὐτῇ μίσγεται οὔτε θεῶν οὔτε θνητῶν ἀνθρώπων. Ἀλλ᾽ ἐμὲ τὸν δύστηνον ἐφέστιον ἤγαγε δαίμων οἶον, ἐπεί μοι νῆα θοὴν ἀργῆτι κεραυνῷ Ζεὺς ἔλσας ἐκέασσε μέσῳ ἐνὶ οἴνοπι πόντῳ. Ἔνθ᾽ ἄλλοι  μὲν πάντες ἀπέφθιθεν ἐσθλοὶ ἑταῖροι, αὐτὰρ ἐγὼ πιν ἀγκὰς ἑλὼν νεὸς ἀμφιελίσσης ἐννῆμαρ φερόμην·

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nausicaa (épisode 1)

Nausicaa (épisode 1) space86-iss-space-station-radar_16964_600x450-300x238

La station spatiale ISS prise au radar d'un satellite d'observation (mars 2008)

 

« C’est un errant, qu’elle aura ramené de son vaisseau, un homme de loin, car nous n’avons pas de voisins. Ou bien elle a fait un vœu et à ses ardentes prières, un dieu est venu, descendu du ciel : elle l’aura pour elle seule, toute sa vie. »

Odyssée – Chant VI

Son corps flotte, nu et immobile, au milieu de la cuve. Le plasma de survie affadit à peine l’ambre inhabituel de sa peau. Une large et pâle cicatrice, de celles que laissent les shk’ars aux rares survivants de leurs raids, écorche le flanc droit. Quelques unes des oshan’eed en transit s’amusent en croisant le medigrav de voir le sexe non rétractile de l’étranger, libre dans son liquide, comme une anguille. Ce doit être un terrien, glousse une des voyeuses, ils sont restés si … primitifs.


La première chose qu’il voit en s’extirpant de son coma artificiel, ce sont ses yeux. Son regard, d’un bleu aussi profond et pur que la surface de Neptune.

-         Où suis-je ?

-         Sur Aquarius. Vous avez fait naufrage, visiblement. Vous vous trouvez dans un des blocs médicaux de la station. Oh… ne vous inquiétez pas, tout va bien maintenant.

-         Une station ? A cet endroit du bras d’Orion ? Si loin de tout ?

-         Oui. Plus qu’une simple station, en réalité. Le dernier stelloport de la République. Je me demande même si on ne nous a pas oubliés. Nous parlerons astrographie plus tard, autant que vous voudrez. Mais pour le moment, il faut vous reposer.

 

(La BO qui va bien) :

 

 

 

 

Une curiosité bien humaine (2)

 

Une curiosité bien humaine (2) mars-curiosity-14

 

(Paysage de Mars, Curiosity, août 2012)

 

La route du spatioport de Roissy, luisante de pluie et d’autolecs, fait un cathéter interminable sous la peau pierre de la mégapole.

 - Je serai sur Mars dans deux semaines. J’attendrai que tu te connectes, murmure Arno.

- Je te promets de le faire.

- Ouais… tu vois, Lisa, c’est étrange …

- Qu’est ce qui est étrange ?

- J’ai l’impression que je ne te connais vraiment que quand tu pars, ou quand je te quitte.

- Arrête de te prendre la tête…

 

 

 

 

 

Sagittarius A

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Alya se promène dans les coursives, lumineuses de blancheur artificielle, de la station. J’aimerais pouvoir travailler tranquillement, me concentrer sur les données recueillies par l’ordinateur central sur la singularité de Sagittarius-A , mais le bruit de ses pas, un bruit lointain, ténu mais obsédant, résonne jusqu’au seuil de ma conscience. Alya marche, entièrement nue, comme à son habitude. Elle a toujours aimé ça, se promener nue, elle connait la beauté de son long corps cuivré, de sa chevelure noire, interminable, et elle aime lorsque je la regarde. Moi, je fais celui qui ne la voit pas.

Ce n’est pas tant qu’elle soit nue qui me dérange. Après tout, la station est vide. Non, ce qui me gêne, c’est qu’elle ne devrait pas être là.

Passion, Manessier, 1948

 

Passion, Manessier, 1948 25._Manessier_Passion_selon_saint_Matthieu2-e1344724388925

 

Pourtant, un autre jour, et des années plus tard, alors que dans un musée parisien il se trouve, debout, devant un tableau de Manessier dont, par un jeu de lumière involontaire ou plus probablement par une vue de son esprit, les nuances de rouge éclairent le visage laiteux des deux jeunes touristes japonaises qui se tiennent à sa gauche, une émotion qui lui semble venir de plus loin que de la simple beauté de l’œuvre (une passion mais il ne saurait dire laquelle) le surprend.

Il la chasse assez vite de son esprit, mais reste immobile longtemps, à regarder, à regarder encore, cherchant quelque chose, derrière ces lignes et ces angles sombres, à travers cet enchevêtrement cruciforme et écarlate, un sens encore caché.

 

(dans la vidéo bonus, peut-être ?)

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Une curiosité bien humaine (1)

 

Bien sûr, l’idéal serait de partir avec Lisa, de quitter cette terre désespérante, de créer avec elle sur un monde nouveau une nouvelle humanité. Pour ça, il faudrait faire l’amour très souvent.

De toute manière, il n’y aurait pas grand-chose d’autre à faire, étant donné le climat, la vitesse des vents, ils ne pourraient pas souvent mettre le nez dehors. Faire l’amour toute la journée, ou cultiver des plantes sous des serres immenses, pour la nourriture et pour l’oxygène.

Ce serait vraiment bien. Lisa et lui, seuls, sur Mars. Mais Lisa n’aime pas le rouge.

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Marylin Monroe, 1er juin 1926 – 5 août 1962

 

Le Sahara dresse son minaret un peu plus loin sur le strip. J’entends l’autre pendant que je conduis. Toutes ces tours dressées vers les étoiles, tous ces émetteurs sur les toits, ça me rappelle la cité d’où je viens. Ce ne sont pas des émetteurs, mais des enseignes tournantes, je réponds tout haut. Marylin me sourit. « Tu es vraiment un gars étrange, Chuck. Mais j’adore ta voiture ! » Le vent du désert fait s’envoler le foulard blanc qu’elle portait autour du cou, et il s’envole comme une colombe et c’est comme si elle était nue. Tout ce que je pourrais déblatérer tomberait à plat, j’ai jamais su parler aux femmes, de toutes manières, alors j’allume la radiomatic, pile sur les Everly brothers, et Crying in the rain dégouline sur la Thunderbird. Marylin ferme les yeux, penche la tête en arrière, vers le ciel, ses lèvres charnues et d’un rose pâle sont entrouvertes, ses dents sont de nacre, et la perfection est de ce monde.

 

Image de prévisualisation YouTube

Cet été, bronzez intelligents ! Lisez Géante Rouge n°20 !

 

 

Cet été, bronzez intelligents ! Lisez Géante Rouge n°20 ! GR201

J’ai le plaisir de partager le sommaire de Géante Rouge n°20, spécial Laurent Gidon, avec Laurent Gidon, Gulzar Joby, Hugo Van Gaert, et d’autres auteurs que vous aurez l’avantage de découvrir ! Des auteurs neufs, aux corps ambrés, aux masses cérébrales visqueuses et roses qui glougloutent en une houle bouillonnante sur la nouvelle vague de la SF française ! De la SF française, oui, Monsieur ! Et les auteurs dont je parle, ils valent le coup de faire connaissance, sont Elodie Boivin, Martin Lessard, Sybille Marchetto, Frédéric Chaubet, Denis Roditi, Jérémy Bouquin, Prune Mateo, Guillaume Calu, Guillaume Mézin, Guillaume Parodi (non, ce n’est pas un numéro thématique…), Christophe Lesueur. Un entretien avec Norbert Merjagnan, rien que ça, vient compléter le tout !

En ce qui me concerne, ma présence dans ce numéro (« Cœur Quantique », un consternant porno) relève, selon toute vraisemblance, d’une sorte de malentendu ou d’un concours de circonstances difficile à expliquer, mais je tiens quoiqu’il en soit à remercier Patrice Lajoye, responsable des faits, de m’avoir tendu une perche que je ne compte pas lâcher de sitôt !

 

Donc, cet été, bronzez intelligents, lisez Géante Rouge n°20 !

 

C’est là :

http://www.galaxies-sf.com/geante_rouge/index_geante_rouge.php

 

 

Et pour toute commande de Géante Rouge, un boson de Higgs offert !

 

A bientôt, si la rougeole estivale vous épargne, pour de nouvelles aventures !

Marc Oreggia

 

La video bonus, parce que, bon :

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 


123


Le Royaume de Tantikril |
Missives de mon coeur |
J'ai lu avec Elle |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kiocasino
| le rêve éveillé
| Editho